Je viens de terminer ma première formation en gestion de conflit en entreprise auprès d’HEC Montréal, et d’obtenir le certificat de réussite aux évaluations correspondantes. Ce n’est pas un aboutissement, mais une étape, un prérequis indispensable avant toute première intervention comme médiateur professionnel… et d’autres approfondissements à venir, je l’espère.
Au-delà des connaissances acquises en préparation à des médiations futures, cette expérience conforte mon grand intérêt pour la gestion de conflit en contexte de travail.
Mais au fait, qu’est-ce qu’un conflit ?
Il ne s’agit pas d’un simple désaccord. Le conflit implique certes une divergence d’intérêts, de valeurs, ou d’opinions, entre au moins deux personnes en relation d’interdépendance : salariés, associés, équipes. Mais il se distingue du simple désaccord par la forte charge émotionnelle négative que la situation engendre chez au moins une des parties.
Le conflit en entreprise, est-ce grave ?
Non, on gagnerait à dédramatiser l’existence des conflits. Toutes les organisations, associations, PME et grandes entreprises, en ont connus à un moment donné.
Ce qui est grave en revanche, c’est de les ignorer, les laisser s’enkyster, permettre qu’ils abîment de façon répétée et durable des salariés ou bénévoles, voire des équipes entières. Plus un conflit s’installe dans la durée, plus il sera difficile à résoudre et risquera de laisser des traces profondes. Au contraire, oser une intervention rapide permet de limiter beaucoup mieux les dégâts.
Et si c’était ça le premier défi de la gestion de conflit ? Oser intervenir (et si besoin proposer une médiation) !

